Histoire du mariage
Il semble résulter d'un texte de saint Ambroise
que le nombre des témoins exigés était de dix.
Lorsqu'un baiser était ajouté à ces rites préliminaires,
les fiançailles étaient considérées comme formant
un lien plus solide en cas de mort d'une des parties,
la moitié des dons nuptiaux faits par le fiancé était acquiseà la fiancée ou à ses héritiers; tandis que si le baiser
n'avait point eu lieu, la donation était totalement infirmée.
Tertullien (De Virginibus velandis) mentionne
aussi la jonction des mains et la remise d'un
voile à la fiancée mais ces deux faits ne paraissent
point avoir été alors d'un usage général plus tard
ils furent, ainsi que la remise de l'anneau, transposés
dans les rites du mariage proprement dit.
D'après la consultation du pape Nicolas, cette première
série des rites matrimoniaux, correspondant aux fiançailles,
se célébrait en famille et sans l'intervention du prêtre.
Aussitôt après, ou plus tard, on procédait à la cérémonie
nuptiale.
Celle-ci, du moins en Occident, commençait ordinairement
à l'Eglise Ambo ad nuptialia foedera perducuntur.
Ainsi, service religieux, pour lequel les époux ont apporté
des offrandes spéciales, et dans lequel une bénédiction
est prononcée sur eux, pendant qu'un voile est étendu
sur leurs têtes.
Primitivement le voile faisait partie des vêtements
de la femme. Enfin les époux sortent de l'église,
portant sur leurs têtes des couronnes, que l'on
conservait ordinairement dans l'église,
vraisemblablement afin qu'on ne les profanât point
par des usages superstitieux.
En Occident, la principale importance était attribuée au voile; en Orient, à la couronne.
C'est pourquoi le mariage est parfois appelé en Occident
velatio conjugalis et en Orient couronnement.
Source : grande encyclopédie

